« Rebaser » le système de santé au risque de la démocratie… un exercice politique particulièrement périlleux pour le Président OBAMA
Elu avec un programme ambitieux comportant clairement cet engagement, cela ne l’a pas dispensé d’une âpre bataille technique avec les professionnels concernés mais aussi sociétale avec une opinion publique particulièrement divisée.
Il est pour nous autres européens singulièrement important d’analyser les résistances au changement, tant celui-ci pouvait nous apparaître implicite du fait de notre histoire propre de protection sociale universelle.
Force est de constater que l’intensité voire même la violence du débat a traduit la division des opinions et en cela, nous a interpelé. Outre les questions concernant la régulation économique des dépenses de santé, c’est l’enjeu politique sous-jacent de cette grande victoire symbolique qu’il faut analyser. Comme le rappelai la revue Time Magazine, l’engagement du Président OBAMA sur ce sujet représentait en fait le sens même de sa vie politique.
Quelle autre grande démocratie serait-elle prête aujourd’hui à s’exposer à un tel débat ?
La refonte d’un système de protection sociale faisant de fait partie intégrante de notre histoire collective, est heureusement hors de propos. Par contre inciter au débat public sur les nécessaires arbitrages entre le montant (et le mode) des prélèvements sociaux et la nature des prestations assurées, reste à coup sûr une situation à risque.
Nous avons le souhait de revenir sur les réelles composantes techniques de cet accord. Avec la participation des internautes de notre site et les analyses des experts du groupe de la SFES, nous compléterons notre connaissance pratique sur ces changements majeurs afin d’en décrypter les enjeux techniques professionnels.
Merci pour les avis et contributions que vous souhaiterez nous transmettre ; de notre côté nous réanalyserons dans les mois à venir les éléments clefs de ce débat passionant.
Paul Garassus